Avec la pluie, revient la mélancolie ...

Parce que je suis fatiguée. Parce que je détruis tout ce que je touche. Parce que je m'isole pour me protéger. Pour te protéger. Parce que je n'ai plus la force de me justifier. Parce que la gentillesse se perd, et que le dégout se fait chaque jour un peu plus grand. Parce que je ne comprend plus rien au monde qui m'entoure. J'ai échoué, encore. On se surprend à être en vie. A sourire sincèrement, à aimer. Se lever le matin et suivre une routine rassurante. Être avec les autres sans se sentir à part. Vivre. J'ai apprécié l'instant. Et maintenant ? C'est trop froid, trop grand pour moi... Je n'ai même pas anticipé la chute. Tout allait bien. Trop bien. L'angoisse du « ça ne va pas durer » semblait loin.. Et puis, rechute. Brutale. Lumières aveuglantes. Je fuis, je recommence. Cycle destructeur. Trop de bruits, trop de gens. Trop de contacts, de mots. Sombrer dans l'oubli. Se regarder dans le miroir. Ne plus savoir qui l'on est. Ou l'on va. La peur d'avoir échoué. 20 ans. Pourquoi ça serait mieux, après? ... Overdose.


Quelqu'un est intéressé pour une place de concert, Saez au Zénith le 5 mai?

-_-

# Posté le mardi 18 août 2009 06:20

Modifié le mardi 17 novembre 2009 15:46

Monologue.

Monologue.
Le danger serait de croire au destin. De penser que le chemin est tracé d'avance et que l'obscurité continuera quoi que je fasse. Ne plus ressentir l'espoir d'un jour nouveau. J'ai souvent l'impression de porter malheur. Souvent l'impression que les gens autour de moi finissent par partir, tôt ou tard. Abandon, maladie, suicide ou simple liens éphémères, ils s'en vont les uns après les autres. S'attacher à quelqu'un devient de plus en plus complexe. J'ai souvent l'impression qu'un mur invisible me sépare des autres. Un mur qui se construit au fur et à mesure des départs, et du temps qui passe. Je deviens encore plus silencieuse, et j'observe. Je fuis la solitude, pourtant elle m'emplit totalement. Je fais semblant. Je m'entoure de corps, de bruits et de rires afin d'étouffer ma peur du noir. Je crée un personnage, je me surprend à l'apprécier. J'arrive à être « heureuse » . Pas comme avant non, en réalité j'ai l'impression que « avant » n'a même pas existé. Est ce que j'étais heureuse, à 6 ans, quand mon père est partie? Est ce que j'étais heureuse à 11 ans, quand la danse m'occupait l'esprit et l'anorexie me détruisait le corps ? Est ce que j'étais heureuse, à 14 ans, après t'avoir perdue, après m'être perdue ... Comme si une partie de mon âme s'était envolé avec toi, ce 16 octobre. Comme si j'étais incapable de vivre, depuis que tu ne vis plus. Est ce que je suis heureuse, aujourd'hui? J'ai peur ... Le Bonheur, me semble intouchable. Il y a des éclaircies, des moments éphémères qui font battre mon coeur, de l'Amour et des sourires ... Mais tout me semble incomplet. La fin du chemin, son but ultime, serait simplement ça, trouver le Bonheur, entier ? Mais lorsqu'on a perdu des parties de nous même en cours de route, on prend conscience qu'il ne sera jamais possible de vivre pleinement le Bonheur. Le chemin nous enseigne, nous rend meilleur, mais il nous tue aussi, un peu. Et la souffrance se mêle à la joie, les larmes aux rires, on comprend que c'est ça la vie, qu'il faut l'accepter telle qu'elle est, un peu grise parfois, un peu voilée par les souvenirs. Les hauts et les bas ... Quand mon existence est en haut, mon moral reste souvent en bas. Le passé prend trop de places dans ma vie, il me détruit dans mes cauchemars, dans la musique, les couleurs, les livres, les liens ... Des fantômes qui ne s'en vont pas. Tout est si emmelé, confus, complexe. Et puis, j'ai rencontré l'opposé de tout ça. Une simplicité, une facilité qui me paraissait impossible à atteindre... Mon contraire, en somme. Je crois que c'est ce qu'il me fallait. Je crois qu'actuellement, tu es celui qu'il me fallait pour aller mieux. Pour respirer, un peu mieux. Pour avoir moins peur. Cet apaisement me permet de cicatriser les blessures, certaines blessures ... Un goût de bonheur oublié ?

# Posté le mardi 28 juillet 2009 07:27

Modifié le mardi 28 juillet 2009 07:40

Sleep

Les gens n'ont pas de personnalité.
Je ne supporte pas qu'on me vole mes textes.

et si vous n'êtes pas capable de comprendre que c'est légitime de refuser qu'on se permette de s'approprier un de mes textes, j'y peux rien. écrire est un acte intime, les sentiments et les souvenirs évoqués dans mes textes n'appartiennent qu'à moi, ils sont sincères, profonds et parfois douloureux. Si je prend la peine de les diffuser sur un blog, ce n'est pas pour qu'on les transpose ailleurs en se faisant passer pour l'auteur. Ces textes sont une partie de ma vie, ils contiennent un peu de joie ou de peine, des souvenirs, des larmes et beaucoup d'émotion. ne me les volez pas. Apprenez à écrire votre propre histoire au lieu de prendre la mienne. MERCI.

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Dans un autre style, merci aux 66 personnes qui m'ont ajouté dans leur "blogs preferés " =)

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# Posté le dimanche 21 juin 2009 19:16

Modifié le mercredi 05 août 2009 07:33

Antoine.

Antoine.
_____________On était partis pour longtemps. on avait décidé de prendre la route, égoïstement, _____________laissant derrière nous les illusions, les éclaircies, les liens trop fragiles. Toi et moi. _____________Nous. On avait dansé sur les nuages, dormi dans la lumière. J'avais souri pour de _____________vrai, en fermant les yeux. Une étoile qui tombe amoureuse d'une mélodie, tu te _____________souviens? J'avais retrouvé un sentiment que je pensais perdu à jamais. Mais c'est _____________difficile d'être au sommet. On a le vertige, on imagine déjà la chute, la longue _____________descente qui arrivera. Parce qu'elle arrive toujours. Après la lumière, l'ombre. _____________Gagner et perdre. Aimer et haïr. Croire, abandonner. J'ai eu peur de tomber, j'ai _____________ouvert les yeux et fermé mon coeur. Regard. Tu m'as pris dans tes bras et j'ai _____________oublié le reste. Voilà, c'était ça, le 17 juillet. Un tourbillon de pensées, tellement _____________confuses, tellement naïves. Une fille qui s'est retrouvé face à ses peurs. Une fille _____________qui se sent tellement inférieure et faible, comparé à toi. Et puis elle a respiré, elle a _____________serré ta main. C'est simple, le présent. Vivre chaque moment avec intensité et _____________profondeur. Apprendre à lâcher prise. S'envoler. Evidemment, c'est effrayant de _____________réaliser l'importance que tu as pris pour moi, en si peu de temps. Effrayant de voir _____________comme ton sourire me manque depuis hier. Comme je suis déja accro à ton rire, à _____________nos conversations ou tu as toujours le dernier mot, à nos soirées Buffy et à ta _____________façon de voir la vie. Détaché. Tu es une personne détaché des problèmes. Le _____________contraire de moi, en somme. Tu te lasseras surement vite de cette fille _____________compliquée. Mélancolique. Silencieuse et qui fait des cauchemars souvent la nuit. _____________Tu te lasseras de moi, un jour. Mais je vais faire comme si demain n'existait pas. _____________ça ne sera pas facile non, je m'excuse d'avance pour mes erreurs. Mais _____________j'apprendrais. Merci d'être entré dans ma vie, d'avoir pris la peine de me regarder _____________autrement, et de m'avoir laissé cette chance. Sur un air des Beatles, un sourire. _____________Est ce que j'ai tort de m'attacher ? c'est tellement plaisant de ressentir cet espoir

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# Posté le dimanche 19 juillet 2009 18:29

Modifié le dimanche 19 juillet 2009 18:52

let me fall .. again.

let me fall .. again.
Peut on empêcher un coeur d'aimer ? Est ce qu'il suffit de se persuader très fort que c'est fini pour effacer toute trace de sentiment? Non.. Après tout, qu'y a t il de plus illogique,de plus irrationnelle que l'Amour? Parfois, on a beau savoir que la relation n'est faite que de souffrances, que l'autre ne nous aime pas comme il le faudrait ou encore qu'il ne nous aime plus du tout, on ne peut pas lutter. Tout ce que je vois, tout ce que je ressens me rapporte à toi. Une musique, une couleur, le vent dans les arbres, le parfum du printemps, les couples qui se tiennent la main dans la rue, les films, les livres, le silence, les photos en noir et blanc, l'odeur du shampoing à l'amande, le bleu et marron, les restaurants, les coquelicots, la douceur du soleil contre la peau, mon coeur qui se sert quand je prononce ton prénom, si souvent ... Je me dis parfois que j'aimerais ne t'avoir jamais connu. Pouvoir repartir à zéro sans toi qui me hante tout le temps. Je sais que notre relation était impossible. Je sais que c'est fini pour toujours. Je sais que je souffrais tellement que ça me rendait malade, que te voir à la fois si proche et si loin de moi me rendait folle, que je n'aurais pas pu continuer... Et pourtant, les meilleurs moments de ma vie ont été avec toi. Et j'ai l'impression que jamais je ne retrouverais quelqu'un qui me rendra si heureuse. Cette complicité à deux, je ne l'ai eu qu'avec toi. Tu exerçais une telle fascination sur moi que rien d'autre ne comptait. Je passais des heures à te regarder, et du matin jusqu'au soir, tu étais la seule chose qui importait, celui qui me donnait le sourire et faisait battre mon coeur. Littéralement mon oxygène, mon souffle... On a souvent tendance à oublier le négatif pour ne se rappeler que du positif. C'est sûrement ce que je fais.. Et pourtant, repenser à cette douleur, ce mal que tu m'infligeais, ces disputes si courantes, c'est toujours aussi douloureux. Ton égoïsme était insupportable et je te haïssais... J'ai toujours autant de rancune et de colère en moi, je t'en veux, toujours. Mais je t'aimais... si fort. J'aurais tout abandonné pour toi, et c'est surement ça le problème. Je t'aimais trop fort, j'attendais trop de toi. Alors les mois passent, chacun reconstruit de son côté, j'évite tout ce qui peut se rapporter à toi, j'essaye de m'occuper l'esprit, de rencontrer d'autres personnes, de commencer une nouvelle histoire, de tourner la page, de ne plus prononcer ton prénom 20 fois par jour. Mais malgré les efforts, les rêves sont toujours là, pour me rappeler que tu m'obsèdes, que je ne t'oublierais jamais. Et toi, tu rêves de moi, parfois? Je suis sur que non... Tu m'as dis que tu voudrais juste rencontrer une fille qui t'aimerait, et que tu serais heureux.. Est ce que tu le pensais? Ou est ce que tu voulais juste me faire du mal, encore une fois? Est ce que tout ce qui compte pour toi, c'est d'avoir quelqu'un à tes côtés? Alors pourquoi on s'est séparé? J'étais là, moi... Personne ne t'aimera autant que je t'ai aimé... Pourquoi je suis incapable d'aller de l'avant, après tout ces mois, après avoir compris que désormais, tu m'avais oublié, que tu étais heureux, sans moi? On dit toujours que ça prends du temps. Tu as été toute ma vie, c'est normal que ce soit difficile d'aller de l'avant. Mais j'ai tellement peur.. Parce qu'aussi illogique, et irrationnelle que ce soit, tu restes le seul qui fait encore battre mon coeur, et que je t'aime toujours, même si je sais, que jamais plus il n y aura de « Nous » . J'ai peur que mon coeur ne batte plus jamais.

# Posté le jeudi 21 mai 2009 13:29